
S’il possède la même nomenclature que l’an dernier, le Redmi Note 15 5G change pourtant de stratégie. Avec sa nouvelle gamme de smartphones, Xiaomi veut se recentrer sur qui est le plus important pour le consommateur et selon ses enquêtes, si la photo était le premier critère de choix avant, c’est la durabilité et l’achat malin qui l’ont détrôné.
Un combo qui me sonne particulièrement à l’oreille puisque c’est vraiment ce que je cherche dans un smartphone afin d’éviter la surconsommation galopante.
Fiche technique
| Modèle | Xiaomi Redmi Note 15 5G |
|---|---|
| Dimensions | 75,42 mm x 164 mm x 7,35 mm |
| Taille de l’écran | 6,77 pouces |
| Définition | 2392 x 1080 pixels |
| Densité de pixels | 387 ppp |
| Technologie | AMOLED |
| SoC | Qualcomm Snapdragon 6 Gen 3 |
| Puce graphique | Adreno 710 |
| Stockage interne | 128, 256, 512 Go |
| Appareil photo (dorsal) |
Capteur 1 : 108 Capteur 2 : 8 Mp |
| Capteur photo frontal | 20 Mp |
| Wi-fi | Wi-Fi 5 (ac) |
| Bluetooth | 5.1 |
| 5G | Oui |
| NFC | Oui |
| Capteur d’empreintes | Sous l’écran |
| Type de connecteur | USB Type-C |
| Capacité de la batterie | 5520 mAh |
| Poids | 178 g |
| Couleurs | Noir, Bleu, Mauve |
| Fiche produit |
Design
Le Redmi Note 15 5G change du tout au tout côté design. Xiaomi abandonne l’écran plat et le module photo rectangulaire. Ici, on se modernise avec un module carré et centré. L’objectif est que l’identité visuelle soit commune à toute la gamme. D’ailleurs, il est facile de s’y perdre quand tous sont posés devant nous.

Atout pour le consommateur, on pourrait croire qu’il a un Note 15 Pro+ alors qu’il n’a qu’un Note 15 4G à 199 euros.
À l’avant, on trouve une grande dalle de 6,67 pouces qui a donc été légèrement agrandie. Elle est incurvée ce qui dénote avec la tendance actuelle qui est aux dalles plates. Point négatif, les dalles courbes sont plus onéreuses à remplacer que les plates.
C’est le Redmi Note le plus fin jamais conçu avec 7,35 mm d’épaisseur et il est particulièrement léger avec 178 g sur la balance.
Le téléphone adopte un design « dual-curved » (doublement incurvé), c’est-à-dire que l’écran et le dos sont courbés pour se rejoindre sur les tranches, ce qui donne une prise en main fluide et ergonomique.

On reste dans l’entrée de gamme, donc on fait avec un dos en plastique. Bon point, il ne fait pas trop cheap. Et si on le laisse tomber, il se rayera, mais se cassera difficilement. Et s’il tombe sur son écran, il peut compter sur un Gorilla Glass 7i, pas le plus dur, mais déjà bien résistant.
Le châssis est en alliage d’aluminium et Xiaomi indique avoir renforcé la carte-mère pour qu’elle résiste à la torsion et aux chocs.
Enfin, le Redmi Note 15 5G est certifié IP65 contre l’intrusion d’eau et de poussière. Ne pas se baigner avec, mais aucun problème sous une averse. D’ailleurs, il intègre la technologie « Wet Touch 2.0 », qui permet à l’écran de rester réactif et précis même lorsqu’il est mouillé.

Au bilan, Xiaomi a bien gonflé la fiche de son smartphone. Comparé à la version 2025, il gagne un meilleur Gorilla Glass, un meilleur indice IP, un design totalement repensé, une finesse améliorée. Ça fait déjà beaucoup !
Écran
On a donc un écran agrandi de 6,77 pouces. Le surplus n’est que de 0,1 pouce, mais ce qui est le plaisant, c’est le contour noir qui est régulier et assez fin. Pour comparaison, on a l’impression de reprendre en main un Galaxy S20.
Il offre une définition Full HD+ (2392 x 1080 pixels) avec un taux de rafraîchissement de 120 Hz. Ce dernier n’est pas variable de manière incrémentale, mais passe de 60 à 120 Hz en fonction des contenus.
On un taux de rafraîchissement de la couche tactile très élevé (près de 4000 Hz) qui permet d’être précis en jeu et bien sûr une protection oculaire certifié par TÜV Rheinland pour éviter le scintillement et la fatigue.

Comme d’habitude, nous avons soumis cet écran à notre procole à l’aide d’une sonde colorimétrique et du logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays.
Les résultats sont édifiants pour la plupart. Il faut choisir schéma de couleurs Saturé avec une température fixée sur Chaude. Là, le DeltaE moyen n’est que de 1,9 en SDR et 5,03 en HDR, deux excellentes valeurs qui sont sous les limites en-deçà desquelles l’oeil humain ne fait plus de différence.
La fidélité colorimétrique aurait encore pu gagner en justesse avec une meilleure température qui est ici de 6092K, mais on reste assez proche des 6500K. L’image tire un poil vers le jaune.
Côté nuances, on est servi avec 165% de l’espace sRGB comblé et 110% du DCI-P3.
Vient enfin la luminosité maximale. En SDR c’est correct pour le prix avec près de 1000 nits, mais en HDR, on décolle littérallement : 3104 nits !!! À ce prix, c’est du jamais vu. Dans notre tableau, seul le Poco F7 fait mieux pour 100 euros de plus, mais le plus souvent c’est une valeur que l’on retrouve sur le segment premium.
Performances
Exit MediaTek, Xiaomi change de crèmerie en 2026 et passe chez Qualcomm avec le Snapdragon 6 Gen 3 gravé en 4 nm. C’est le même SoC qui équipe déjà le Galaxy A36 de Samsung, un smartphone lancé à 400 euros en 2025. Il est completé sur notre modèle par 8 Go de RAM et 256 Go de stockage (en UFS 2.2, plutôt lent). Atout des smartphones d’entrée de gamme, celui-ci peut-être étendu par microSD.
Xiaomi avance un score de 620 000 points sur AnTuTu. De notre côté, nous faisons encore mieux avec près de 630 000 points.

Au global, notre modèle fait quasiment aussi bien que le Galaxy A36 et dépasse de quelques poucents le Redmi Note 14 5G. Ce n’est pas dingue, mais c’est en hausse
En benchmarks, c’est la sueur froide. Pourtant, l’interface est fluide et sans trop de ralentissements. En jeu, le lancement de Genshin Impact prend pas mal de temps. Ensuite, on tourne autour de 30 fps quel que soit la qualité graphique. C’est jouable, mais on peut avoir quelques ralentissements de temps à autre.
Clairement, ce n’est pas la vocation principale de ce Redmi. Les joueurs trouveront plus leur compte avec un Poco.

Concernant la gestion de la charge processeur, elle est très bonne. En une heure de stress test, le Snapdragon 6 Gen 3 n’a pas flanché une seule fois. Il reste au maximum de ses capacités en permanence. Qu’est-ce que cela nous apprens ? Et bien que Xiaomi a bien travaillé son système de refroidissement qui évacue correctement la chaleur sans brider les performances de son SoC. Et en parlant de température, on peu aussi dire qu’elle est contenue sur l’enveloppe du téléphone. On ne dépasse pas les 42°C au point le plus chaud. Pas de quoi se brûler.
Logiciel
Le Redmi Note 15 5G arrive avec Android 15 camouflé sous le logiciel maison de Xiaomi : HyperOS 2.0.
La première bonne nouvelle, c’est le suivi logiciel. On est dans une optique de durabilité alors Xiaomi muscle son offre avec 4 ans de mises à jour majeures et six ans de mises à jour de sécurité. C’est un bon point. Plus de maj majeures pourrait être utopique. On reste sur un smartphone très modeste.
Impossible de le vérifier, mais Xiaomi promet une fluidité de l’interface durant cinq ans.
Pour l’interface, on retrouve nos habitudes. C’est joli, bien organisé et très proche de la concurrence en réalité. Pas de fonction folle à mettre en avant. C’est sobre et efficace.
On ne s’étalera pas sur l’IA ici puisque son apparition est fugace : Gemini et Entourer pour chercher. Voilà ce que l’on a. Les fonctions de productivité (résumé de texte, rédaction assistée, etc) sont réservées aux plus haut de gamme.
Ah si, on a quelques options IA en photo :
- Embellir : booste les couleurs, à utiliser avec parcimonie.
- Effacer : pas très convaincant, traitement assez violent.
- Ciel : change la couleur du ciel. Pas mal d’options et le rendu est plutôt sympa.
- Bokeh : flou d’arrière-plan en post-prod. Moins bon que d’origine en mode portrait, mais peut dépanner.
Et on termine par ce qui m’a le plus saoulé durant mon test : les bloatware et les pubs intrusives. Elles sont partout !
Déjà, on a une bonne dizaine d’applications préinstallées et ça c’est quand on ne se fait pas avoir par les propositions de jeux en sus. Mais le pire est à venir. Quand on ouvre une application Xiaomi, on a aléatoirement une pub qui s’affiche, que ce soit la bibliothèque de thèmes ou le gestionnaire de fichiers…
Enfin, j’ai aussi eu droit à des pubs en lançant des jeux : une bannière me proposant d’autres jeux. Ça fait trop.
Il est possible de réduire la voilure en désactivant quelques options, mais il faut fouiller dans les paramètres, clairement pas à la portée du public visé par ce téléphone.

Photo
La partie photo du Redmi Note 15 5G n’évolue pas ou tout du moins perd-elle plutôt des propriétés.
De trois capteurs arrière, on passe à deux avec :
- un grand-angle stabilisé de 108 MP (f/1.7, 1/1.67″, 0.64µm)
- un ultra grand-angle de 8 mégapixels (f/2.2, 1/4.4″, 1.0µm)

Par rapport à la précédente génération, on perd le capteur macro. Toujours pas de zoom optique sur ce modèle. Xiaomi compte sur la grande résolution de son capteur pour faire un crop sans perte jusqu’en x3, équivalent 72 mm.
Concernant le capteur principal, il met aussi à profit ses 108 MP pour faire du pixel-binning 9-en-1 et ainsi récupérer un maximum de luminosité en sortant des clichés en 12 MP.
Grand-angle
En plein jour, ce capteur de 108 MP livre des clichés détaillés et colorés qui conviendront à la majorité des utilisateurs avec un rendu des couleurs flatteur et un bon piqué. On apprécie particulièrement la plage dynamique qui évite les ciels délavés. La vraie force de ce modèle reste la stabilisation optique (OIS), une rareté encore sur ce segment tarifaire qui sauve littéralement les photos de nuit de la catastrophe.
Certes, dès que l’obscurité s’installe, le traitement logiciel « à la truelle » lisse un peu trop les textures pour masquer le bruit numérique, et les optiques montrent leurs limites face aux éclairages urbains. Mais ne boudons pas notre plaisir : pour le prix d’un smartphone d’entrée de gamme, Xiaomi propose ici un capteur principal solide, polyvalent et surtout bien stabilisé. C’est propre, c’est efficace, c’est du Redmi tout craché.
Portrait
Le Redmi Note 15 5G s’en sort avec les honneurs pour les portraits. Le détourage est globalement maîtrisé et le bokeh logiciel est suffisamment doux pour faire illusion. Les textures et les teintes sont bien rendus. Les détails sont là sans être trop artificiels et la couleur de peau est correcte. Content d’avoir du x2, mais du x3 aurait permis de coller avec la focale classique du portrait (75 mm).
Si l’IA fait des miracles en plein jour pour préserver le grain de peau, elle baisse les bras une fois la nuit tombée. Le lissage devient alors le seul rempart contre un bruit numérique envahissant, au détriment de la netteté. Mais pour un appareil à moins de 300 €, proposer ce niveau est déjà correct.
Ultra grand-angle
Si l’on apprécie l’effort de Xiaomi pour maintenir une cohérence des couleurs avec le capteur principal, les limites physiques du capteur 8 MP sont impossibles à ignorer.
En plein jour, il permet de capturer des paysages sympathiques pour un partage rapide sur smartphone, mais n’espérez pas zoomer dans l’image sous peine de voir les détails s’effondrer, surtout dans les angles.
La nuit, le constat est encore plus sévère : sans un éclairage urbain puissant, ce capteur devient aveugle. C’est le « parent pauvre » habituel qui sert surtout à cocher une case sur la fiche technique. À 299 €, on aurait aimé un passage à un capteur 12 MP pour gagner en polyvalence.

Zoom
Le Redmi Note 15 5G réussit son pari sur le zoom x3. En exploitant ses 108 millions de pixels, il parvient à offrir des clichés d’une netteté surprenante en plein jour, éclipsant la concurrence qui se contente de zooms numériques classiques sur de plus petits capteurs. La stabilisation optique est ici le héros discret : sans elle, les clichés en x5 ou de nuit seraient inévitablement flous.
Cependant, il ne faut pas lui en demander trop. Dès que l’on dépasse le x5, l’absence d’une vraie lentille périscopique se fait sentir. Le lissage logiciel devient visible. En x10, les détails s’estompent et on observe un effet « peinture à l’huile ». Le zoom x20 n’est là que pour la fiche technique.
Selfie
Le capteur selfie délivre un bon niveau de détails en pleine lumière. Les amateurs de portraits naturels apprécieront la justesse des tons. La focale large est un plus pour intégrer ses amis ou un paysage dans le cadre.
En revanche, l’absence d’autofocus et la stabilisation électronique limitée rendent l’exercice périlleux en basse lumière. Il ne faut pas hésiter à multiplier les prises pour s’assurer d’en avoir une de nette. C’est un compromis acceptable pour le prix demandé, mais ne vous attendez pas à des miracles nocturnes.
Vidéo
Le téléphone est capable de filmer jusqu’en 4K à 30 fps. Bémol, bien que le capteur principal soit équipé d’une stabilisation optique pour les photos, la stabilisation vidéo ne semble pas active (ou est inefficace) en 4K. Pour avoir une image stable qui ne tremble pas, vous serez obligé de descendre la qualité en 1080p.
Avec l’ultra grand-angle, la vidéo est limitée au 1080p à 30 fps.
Audio
Pas de grande nouveauté sur le son. On a droit à des haut-parleurs stéréo qui donnent un rendu correct, mais manque de basses et de richesse. L’audio peut sembler un peu plat et aurait mérité un meilleur réglage. Efficace et audible, mais ça ne va pas plus loin.
Le Redmi Note 15 5G supporte le Dolby Atmos et est certifié Hi-Res Audio.
Réseau et communication
C’est inscrit dans son nom, ce smartphone est compatible 5G. Mais si c’était un argument marketing il y a encore quelques temps, l’adoption des consommateurs va croissant. Les smartphones 5G représente 48% des ventes en 2025 contre 31% l’année précédente.
Et dans un optique de durabilité, l’investissement est pérenne : même si l’utilisateur ne voit pas l’intérêt immédiat, il sait que pour garder son téléphone longtemps, la 5G est nécessaire face à un réseau 4G qui pourrait décliner. Il y a bien une variante 4G, mais elle sert uniquement d’offre d’appel pour les tout petits budgets.
Pas d’eSIM ici, mais un port hybride qui peut accueillir deux SIM ou une SIM et une microSD.
Modèle d’entrée de gamme oblige, on a du Wi-Fi 5, suffisant pour le streaming, mais moins performant sur les réseaux très encombrés. Pour le Bluetooth, c’est du 5.1, une version stable mais un peu ancienne qui peut consommer un peu plus.
Batterie
Grande nouveauté cette année, le Redmi Note 15 5G utilise une batterie Silicium-Carbone (avec une teneur en silicium d’environ 5 %). Grâce à cela, Xiaomi a pu intégrer une grosse capacité de 5520 mAh tout en maîtrisant les dimensions du téléphone. C’est 410 mAh de plus que sur le Note 14 5G.
Est-ce que ça change la donne ? Et bien oui, totalement. Sur PCMark, on passe de 12h11 à 16h48 dans les mêmes conditions de test, soit un gain de +40 % environ. Xiaomi a optimisé cette partie et ça se sent.

En streaming, la lecture de À l’Ouest rien de nouveau sur Netflix consomme 10% en 2h30. En jeu, ce sont 15% qui sont utilisés pour une heure de jeu sur Genshin Impact.
En utilisation réelle, au quotidien, on tient plus d’une journée et demie.
Et la charge est aussi là pour aider à reprendre rapidement de l’autonomie. Le Redmi Note 15 5G est compatible Turbo Charge 45 Watts. Ce n’est pas le 100 Watts du Pro+, mais on récupère avec elle 25% en 15 min. La charge complète s’effectue en une heure environ.
Petite particularité, le smartphone supporte une charge inversée 18 Watts. Vous pouvez l’utiliser comme une batterie externe pour charger un autre téléphone ou des accessoires.
Prix et disponibilité
Le Redmi Note 15 5G est lancé le 15 janvier au prix officiel de 299 € pour la version 8 Go de RAM + 256 Go de stockage. Xiaomi a choisi de ne pas augmenter ses prix par rapport à la génération précédente.
Là où les concurrents proposent généralement 128 Go de stockage à ce niveau de prix, on a le double, c’est bon à prendre.


























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