Que devient BlackBerry en 2025 ?

 
Vous pensiez BlackBerry fini ? En 2025, l’entreprise canadienne revient en force.

En écrivant l’actualité sur le clavier Clicks… je me suis demandé : mais que devient BlackBerry ? BlackBerry, ça vous rappelle quelque chose ? Peut-être ces téléphones avec clavier physique qui faisaient fureur au début des années 2000.

Mais aujourd’hui, en 2025, l’entreprise canadienne a bien changé de visage. Fini les téléphones, place aux logiciels ! On parle d’un virage stratégique impressionnant vers l’Internet des objets (IoT) et la cybersécurité. Alors, que devient BlackBerry ? Spoiler : elle n’a pas dit son dernier mot. Loin de là.

Un petit retour en arrière

Pour bien comprendre où en est BlackBerry, faisons un saut dans le passé. À une époque, leurs téléphones étaient partout : dans les mains des hommes d’affaires, des politiques, et même des stars. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient ultra-sécurisés et que leur système de messagerie, BlackBerry Messenger (BBM), était une vraie révolution. Mais voilà, l’arrivée d’Apple et de Samsung a tout bousculé. BlackBerry n’a pas su suivre le rythme des écrans tactiles et des apps flashy, et petit à petit, l’entreprise a perdu son trône.

BlackBerry Classic

Pendant des années, ça a été compliqué : chute des ventes, pertes financières, et une image un peu vieillotte. Mais sous la direction de John Chen, BlackBerry a décidé de ne pas baisser les bras. Exit le matériel, bonjour le logiciel ! L’entreprise s’est recentrée sur ce qu’elle savait faire de mieux : la sécurité. Et en 2025, ce pari semble enfin porter ses fruits, avec une action qui grimpe (plus de 100 % en un an !) et des investisseurs qui retrouvent le sourire.

Vous vous souvenez des BlackBerry sous Android ? Ils ont existé

QNX, le moteur de la renaissance

Si BlackBerry revient sur le devant de la scène, c’est en grande partie grâce à QNX, son logiciel star. QNX, c’est quoi ? En gros, c’est une plateforme ultra-sécurisée utilisée dans les voitures connectées, les robots, les appareils médicaux, et même les usines. Aujourd’hui, elle équipe plus de 255 millions de véhicules dans le monde. Oui, vous avez bien lu ! Si vous conduisez une voiture électrique ou un modèle récent, il y a de fortes chances que QNX soit dans le tableau de bord.

Ce qui rend QNX si spécial, c’est sa capacité à gérer des systèmes complexes tout en restant hyper fiable. Les constructeurs automobiles, comme 24 des 25 plus grands fabricants de voitures électriques, misent dessus pour sécuriser leurs technologies de conduite autonome. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : au dernier trimestre, les revenus de QNX ont bondi de 13 % à 62 millions de dollars.

John Wall, le patron de cette division, voit encore plus loin : il veut en faire un standard dans d’autres secteurs, comme la robotique ou l’industrie. Avec des partenariats, comme celui avec Pi Square Technologies en Inde, BlackBerry compte bien rendre QNX incontournable.

Cybersécurité et gros contrats : l’autre atout dans la manche

Mais BlackBerry, ce n’est pas que les voitures. L’entreprise est aussi un poids lourd dans la cybersécurité. Avec des solutions comme SecuSUITE (pour des appels ultra-sécurisés) ou AtHoc (pour gérer les crises), elle séduit des clients : gouvernements, armées, et même services secrets.

Et là, BlackBerry a fait un choix malin : vendre Cylance, une branche de cybersécurité qui perdait de l’argent (50 millions de dollars par an), à Arctic Wolf pour 160 millions. Résultat ? L’entreprise se concentre sur ses activités rentables, comme les communications sécurisées, qui rapportent déjà 50 millions de dollars de bénéfices annuels. Cette opération booste les marges et libère des fonds pour investir dans l’IoT ou même envisager des rachats d’entreprises. Bref, BlackBerry se recentre et ça paye.

Un avenir prometteur

Côté finances, les signaux sont au vert. Avec des marges brutes qui atteignent 80 % pour l’IoT et une trésorerie solide, BlackBerry a de quoi voir venir. L’entreprise explore aussi d’autres technologies comme la blockchain (pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement) et l’informatique quantique (pour le chiffrement).

Mais attention, tout n’est pas rose. La concurrence est féroce, surtout dans la cybersécurité, avec des mastodontes comme Palo Alto Networks ou Cloudflare. Et puis, il y a les tensions géopolitiques : si les relations entre la Chine et l’Occident se compliquent, ça pourrait freiner les ambitions internationales de BlackBerry.

En 2025, BlackBerry n’est plus l’ombre de son passé, mais une entreprise très différente. Son virage vers les logiciels, a été porté par QNX et la cybersécurité. Les investisseurs y croient : l’action a grimpé de 56 % depuis janvier, et les analystes tablent sur un prix entre 5,9 et 6,7 dollars d’ici un an.


Notre émission Twitch SURVOLTÉS, c’est un mercredi sur deux de 18h à 20h : retrouvez-nous pour parler voiture électrique ou vélo électrique, autour de débats, d’interviews, d’analyses et de jeux !

Les derniers articles