En 2023, Samsung a enregistré son plus haut taux de précommande avec plus d’un million d’unités écoulées durant cette période. Et nous ne parlons pas ici d’un Galaxy S ou d’un moins coûteux Galaxy A. Non, c’est au pliable que revient le monopole. À côté du très cher et très puissant Galaxy Z Fold 5, le Galaxy Z Flip 5 a fait chavirer les portemonnaies.
Mignon, performant, fashion, voilà en substance ce qu’on en pendait l’an dernier. Un an plus tard, revient au Z Flip 6 la lourde tâche de succéder à ce descendant des clapets qui a su transformer l’essai après quatre générations.
L’opération est ardue et, disons-le tout de suite, Samsung marque une fois de plus le pas face, ne tenant pas suffisamment compte de la concurrence qui s’est réveillée. Alors bon ou mauvais cru ? Et bien c’est plutôt une réponse de Normand que l’on a pour ce Z Flip 6.
Fiche technique
Modèle | Samsung Galaxy Z Flip 6 |
---|---|
Dimensions | 71,9 mm x 165,1 mm x 6,9 mm |
Interface constructeur | One UI |
Taille de l’écran | 6,7 pouces, 3,4 pouces |
Définition | 2640 x 1080 pixels |
Technologie | AMOLED |
SoC | Qualcomm Snapdragon 8 Gen 3 |
Puce graphique | Qualcomm Adreno 750 |
Stockage interne | 256 Go, 512 Go |
Appareil photo (dorsal) |
Capteur 1 : 50 Mp Capteur 2 : 12 Mp |
Capteur photo frontal | 10 Mp |
Définition enregistrement vidéo | 4K @ 60 fps |
Wi-fi | Wi-Fi 6E |
Bluetooth | 5.3 |
5G | Oui |
NFC | Oui |
Capteur d’empreintes | latéral |
Type de connecteur | USB Type-C |
Capacité de la batterie | 4000 mAh |
Poids | 187 g |
Couleurs | Bleu, Vert, Jaune, Gris |
Fiche produit |
Design : c’est dans les vieux pots…
Samsung avait fait l’an dernier un grand pas en agrandissant drastiquement la diagonale de l’écran externe du Galaxy Z Flip 6. À croire qu’il est sûr de sa nouvelle formule puisqu’on retrouve peu ou prou le même design sur le Z Flip 6. Mêmes mensurations, même poids, mais un contour modifié.
Samsung a voulu donner à ce modèle un aspect plus proche du Galaxy S24 Ultra, ce qui se traduit par un pourtour plat et anguleux. Une décision qui peut ne pas plaire à tous, certains trouveront ces nouvelles arrêtes trop abruptes et inconfortables à l’usage. Son principal concurrent, le Motorola Razr 50 Ultra a, quant à lui, fait le choix de formes tout en rondeurs. Deux écoles.
Et à tout aplatir, Samsung rend difficile l’ouverture à une main. C’est un détail, mais quand on a connu les téléphones à clapet, c’est une gestuelle que l’on aime retrouver sur les pliables, d’autant plus qu’elle est pratique.
Néanmoins, on ne peut bouder le plaisir d’avoir un smartphone aussi petit en poche, si fin (6,9 mm, déplié) et aussi léger, ce qui autorise une utilisation particulièrement confortable qui ne force pas le poignet.
Comme toujours avec les téléphones pliables, il y a une charnière, mais celle-ci semble solide et Samsung promet plus de 200 000 ouvertures et fermetures. Le téléphone est certifié IP48, ce qui signifie qu’il résiste à l’eau, mais attention à la poussière. Le chiffre 4 indique une résistance aux poussières de plus de 1 mm. Après une semaine de test, j’ai déjà pu entendre quelques craquements, matérialisant l’incursion de corps étrangers dans la charnière.
Lorsque le téléphone est fermé, on peut remarquer un léger décalage du cerclage de l’écran. C’est dû à la légère mobilité de la charnière, rien d’alarmant. Au moins n’a-t-il pas de jeu autre part.
Cet écran principal mesure 6,7 pouces de diagonale. Il est protégé par un film à ne surtout pas ôter et entouré d’une bordure plastique qui évite le contact des deux parties lorsque le téléphone est fermé. Ce composant se trouve aussi sur les Motorola Razr, mais y est bombé. Ici, on reste sur une ligne brute et angulaire. Si vous utilisez une navigation gestuelle, votre pouce pourrait en pâtir lorsqu’il sort de l’écran. De plus, ce cadre limite l’immersion puisqu’il grignote le taux d’occupation de l’écran.
La pliure de l’écran est légèrement plus perceptible que sur le Motorola Razr 50 Ultra, mais bien moins que sur un Z Fold 6. Surtout, elle ne se sent quasiment pas et s’oublie très rapidement.
Au dos, le téléphone est divisé en deux parties. La coque est matte sur tous les coloris et sans marquage. Sobre, joli et sans ne marquant pas les traces de doigts ! L’autre partie accueille l’écran externe et comme dit plus haut, il est inchangé.
De 3,4 pouces, il est toujours entouré par un trop gros cadre noir et se termine toujours par un menton provoqué par le détourage des objectifs photo. À noter qu’avec les bords plats, ceux-ci sont les seuls qui permettent de différencier un Flip 6 d’un Flip 5 puisque Samsung a eu la bonne idée de les entourer d’un cerclage rappelant la finition choisie. C’est réussi.
Autour de l’appareil, on retrouve le bouton de volume, celui d’alimentation et le tiroir de la carte SIM. Sur notre exemplaire, il n’affleure pas parfaitement. Le capteur d’empreintes est quant à lui intégré au bouton de démarrage. Il est réactif et rapide à atteindre.
Écran : le téléphone qui n’a pas besoin d’ombre
L’écran, c’est toujours tout un sujet chez Samsung. Sur le Z Flip 6, on trouve une dalle principale de 6,7 pouces. Amoled et Full HD+, elle est LTPO, à savoir qu’elle module sa fréquence de rafraîchissement, de 1 à 120 Hz dans son cas, ce qui permet d’optimiser la consommation d’énergie.
Et je suis content d’avoir pu l’utiliser en ces jours ensoleillés. Contexte : grosse luminosité, jardin, transat… Habituellement, je n’y sors pas mon téléphone qui est globalement dépassé par la luminosité extérieure. Avec le Galaxy Z Flip 6, aucun problème, il est lumineux à souhait, me laissant jouir de quelques vidéos YouTube bien installé au soleil.
Et ce constat se vérifie sous notre sonde Calibrite Display Pro HL couplée au logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays. Samsung promet 2600 nits et nous relevons 2500 nits en HDR, un très beau résultat.
Malheureusement, la calibration de l’écran du Flip 6 n’est pas aussi parfaite. Des deux modes proposés par Samsung, le mode Vif est le plus respectueux avec une justesse colorimétrique (DeltaE Moyen) mesurée à 5,45 en SDR, ce qui est loin du 3 ciblé.
Et ça continue avec les espaces colorimétriques. Si le SRGB est couvert, le DCI-P3 ne l’est qu’à 88%, bien faible surtout pour un smarpthone lancé à près de 1200 euros.
Bilan mitigé pour ce grand écran qui reste cependant agréable à utiliser, mais nos mesures sont frustrantes tant Samsung est reconnu pour proposer les meilleures dalles du marché.
Concernant l’écran externe, c’est une belle dalle Oled 60 Hz qui affiche en 720 x 748 pixels. Il est un poil plus juste que son homologue interne, mais moins lumineux. Au max, il monte à un peu plus de 1000 nits et jusqu’à 1300 nits en HDR. Cela suffit néanmoins pour une utilisation consultative en extérieur.
Performances : très bon, mais pas autant qu’espéré
Oui, le Flip 6 est un objet que l’on montre, fashion, bijou de poche. Mais il n’en oublie pas d’avoir une fiche technique solide. Et pour ça, Samsung suit l’évolution logique, basculant pour la toute dernière plateforme mobile de Qualcomm, le Snapdragon 8 Gen 3, le plus puissant SoC de la gamme actuelle.
Modèle | Samsung Galaxy Z Flip 6 | Samsung Galaxy Z Flip 5 | Motorola Razr 50 Ultra | Samsung Galaxy Z Fold 6 | Samsung Galaxy S24 Ultra |
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AnTuTu 10 | 1342211 | 1419679 | 1153978 | 1437369 | 1875639 |
AnTuTu CPU | 344200 | 386849 | 317712 | 391621 | 457922 |
AnTuTu GPU | 477942 | 501625 | 261300 | 454784 | 741621 |
AnTuTu MEM | 260381 | 295468 | 344643 | 318506 | 366871 |
AnTuTu UX | 259688 | 235737 | 230323 | 272458 | 309225 |
PC Mark 3.0 | 18011 | 14582 | 17522 | 18148 | 17957 |
3DMark Wild Life | N/C | N/C | 6121 | N/C | N/C |
3DMark Wild Life framerate moyen | N/C | N/C | 36.66 FPS | N/C | N/C |
3DMark Wild Life Extreme | 4928 | 3729 | 1628 | 4767 | 4571 |
3DMark Wild Life Extreme framerate moyen | 30 FPS | 22.30 FPS | 9.75 FPS | 28.55 FPS | 27.38 FPS |
GFXBench Aztec Vulkan/Metal high (onscreen / offscreen) | 82 / 53 FPS | 90 / 61 FPS | 40 / 29 FPS | 67 / 56 FPS | 99 / 83 FPS |
GFXBench Car Chase (onscreen / offscreen) | 75 / 89 FPS | 77 / 75 FPS | 46 / 59 FPS | 58 / 80 FPS | 105 / 132 FPS |
GFXBench Manhattan 3.0 (onscreen / offscreen) | 99 / 134 FPS | 115 / 154 FPS | 114 / 165 FPS | 115 / 159 FPS | 120 / 338 FPS |
Geekbench 6 Single-core | 2255 | 2004 | 1850 | 2241 | 1985 |
Geekbench 6 Multi-core | 6903 | 5174 | 4322 | 6846 | 6409 |
Geekbench 6 Compute (Vulkan) | 16019 | 9475 | 5132 | N/C | 17263 |
Lecture / écriture séquentielle | N/C | 3393 / 2076 Mo/s | N/C | N/C | 2500 / 1190 Mo/s |
Lecture / écriture aléatoire | N/C | 112144 / 41104 IOPS | N/C | N/C | N/C |
Cette puce fait des merveilles sur tous les smartphones haut de gamme de 2024. Le Galaxy Z Flip 6 n’y coupe pas puisqu’à l’usage il est particulièrement véloce. Jamais je n’ai rencontré aucun ralentissement et il s’est toujours montré prompt à lancer moult applications. En mode photo, il saisit chaque pression du déclencheur, même lorsqu’il est frénétiquement sollicité.
Et son grand écran de 6,7 pouces est une invitation au jeu. Comme à notre habitude, nous y avons lancé Genshin Impact. En poussant à fond toutes les options graphiques du jeu de miHoYo, on conserve entre 45 et 50 fps au bout de 20 minutes de jeu, le temps de laisser le Snapdragon monter en température.
Dans les benchmarks, le Flip 6 se comporte globalement bien, excepté dans AnTuTu où il récolte moins de points que son prédécesseur. Ça nous a mis la puce à l’oreille. En le passant sous CPU Throttling, nos craintes sont avérées. Cette application pousse le SoC dans ses retranchements, un stress test dans le jargon. Et au bout de quatre minutes, le Flip 6 bride ses performances à 60% de leur potentiel, sans jamais remonter.
Bien entendu, on parle de la puce mobile la plus performante du moment. Aussi, le Flip 6 reste polyvalent dans toutes les tâches, même les jeux 3D, mais il est incompréhensible qu’il soit ainsi bridé. D’autant que Samsung a bien martelé qu’ils avaient ajouté une chambre à vapeur. Innovation de ce Flip 6, un élément idéal très efficace pour optimiser la dissipation de chaleur et donc laisser les SoC tourner à de hautes fréquences.
Concernant le dégagement de chaleur, il est localisé sous l’écran externe. Il ne se fait ressentir qu’en jeu où il peut être un peu désagréable, mais sans brûler les doigts.
Logiciel : Android 14 et Galaxy AI
Le Samsung Galaxy Z Flip 6 fonctionne avec le logiciel One UI 6.1.1, basé sur Android 14. Cette dernière évolution apporte de nouvelles fonctions d’IA exclusives aux smartphones pliables de Samsung.
Depuis le lancement de Galaxy AI avec les S24 en janvier 2024, Samsung a continué à innover. Pionnier dans l’IA mobile, il a une longueur d’avance sur ses concurrents. Le Z Flip 6 hérite des mêmes fonctions IA que les S24, que nous avons détaillés dans cet article, plus quelques ajouts notables.
Le Flip 6 nous fait ainsi découvrir la traduction conversationnelle. On peut discuter dans deux langues différentes et ce mode Interprète traduira la conversation, passant automatiquement de l’un à l’autre des interlocuteurs. Chacun entend la traduction et peut lire la transcription sur l’un des écran, externe ou interne.
C’est intéressant sur le papier, mais en situation on s’aperçoit vite que ce n’est pas fluide. Surtout, peu de langues sont encore prises en charge et il subsiste des soucis de traduction, même dans une langue populaire comme l’anglais.
Autre nouveauté, les suggestions intelligentes de réponses. Galaxy AI analyse les sept derniers messages de la conversation et propose des suggestions de réponses. Cet outil est disponible directement depuis l’écran externe, ce qui évite d’avoir à ouvrir le téléphone pour répondre rapidement à un WhatsApp ou un SMS.
Côté photo, plusieurs fonctions IA sont proposées. Le mode Studio Portrait transforme les portraits en versions comics, cartoon, en aquarelle ou en esquisse. Les résultats peuvent varier en fonction des utilisateurs. Pour ma part, je ne me reconnais pas.
Le dessin assisté sur photo ajoute quant à lui des éléments générés par IA aux photos. Par exemple, dessinez un oiseau en quelques traits simples et Galaxy AI le matérialise, en en proposant quatre versions différentes.
Et mon préféré, le tableau blanc auquel on peut accéder par la barre de raccourcis ou dans Samsung Notes. Lui propose de transformer quelques coups de crayon en de belles oeuvres d’art colorées, magnifiées par l’IA. Cette fonctionnalité séduit particulièrement les enfants qui, même à trois ans, sont capables de prouesses grâce au coup de pouce de l’intelligence artificielle.
En dehors de l’IA, One UI reste un logiciel agréable à utiliser. Il fourmille de petites options pour personnaliser son expérience : thème, fond d’écran, disposition des icônes, tout peut être customisé, toujours avec des couleurs pastels rassurantes.
Parmi les fonctions phares de ce Flip 6, on a la barre latérale qui donne un accès rapide à des fonctions, contacts ou applications, et le mode Flex. Pour déclencher celui-ci, il faut placer le smartphone en position semi-ouverte. Une icône apparaît alors. Pressée, elle active la division de l’écran, laissant un panneau de commande en bas avec pavé tactile, molette et divers raccourcis.
Terminons par la durabilité de ce Flip 6. À l’instar de tous les smartphones haut de gamme de Samsung en 2024, il bénéficie de 7 ans de mises à jour Android et de sécurité, ce qui est un avantage non négligeable, la puissance de son SoC l’autorisant à voir loin.
One UI sur l’écran externe
Petit apparté sur l’écran externe de ce Flip 6. À l’instar du Flip 5, il n’accueille pas Android dans son intégralité, contrairement aux Razr de Motorola. On a droit de base à des widgets uniquement. Une volonté de Samsung qui permet de déconnecter tant que l’on n’ouvre pas son smartphone puisqu’il se limite presqu’à des notifications.
Mais il y a Good Lock, l’application officielle de Samsung à télécharger sur le Galaxy Store et qui permet de débrider cet écran secondaire. On peut alors y lancer n’importe quelle application. Streaming, jeux, réseaux sociaux, tout y passe et c’est un régal, mais on en vient à utiliser bien plus son smartphone. Un choix.
Photo : polyvalent malgré ses deux capteurs
Le Galaxy Z Flip 6 de Samsung continue de miser sur une configuration à deux capteurs, sans zoom optique, contrairement à son principal concurrent, le Motorola Razr 50 Ultra. Samsung privilégie une plus grande polyvalence avec un capteur grand-angle et un ultra grand-angle, laissant le capteur principal gérer l’agrandissement avec un zoom numérique x10.
Capteur principal
Le principal changement par rapport au Galaxy Z Flip 5 sur le grand-angle est le passage d’un capteur de 12 Mpx à un capteur de 50 Mpx, identique à celui des S24 et S24+.
Ce capteur offre de bonnes performances globales de jour avec une bonne dynamique, des couleurs un poil saturées, un rendu détaillé et une bonne gestion du contrejour. Seul point améliorable, la déformation sur les bords qui est légèrement perceptible sur les plans larges.
De nuit, le capteur principal opère un fonctionnement à deux vitesses. Si les conditions lumineuses sont trop basses, le mode nuit va récupère énormément de lumière, parfois trop, donnant un rendu peu naturel, pas du tout détaillé et en mode bouillie de pixels si on regarde en taille réelle.
Sur des scènes plus lumineuses, le mode nuit est efficace, conservant beaucoup de détails malgré un soupçon de bruit.
Capteur ultra grand-angle
Ce capteur de 12 Mpx fait de beaux clichés de jour, détaillés et une netteté poussée. De nuit, il offre également un bon rendu, très détaillé, avec les mêmes limitations que le capteur principal en cas de faible luminosité.
Capteur selfie
Situé en poinçon au centre de l’écran principal, ce capteur de 10 Mpx est plus dédié à la visioconférence. Son mode portrait procure un découpage à la serpe pas très joli. Puisqu’on a affaire à un pliable, pour les autoportraits, il est préférable d’utiliser l’écran externe associé au capteur principal, qui délivre une bien meilleure qualité.
Mode portrait
Parlons donc du mode portrait du Z Flip 6. Il est excellent, offre des images très détaillées avec un joli bokeh naturel grâce à un flou progressif sur le sujet. Ce mode est efficace de jour comme de nuit, à condition que le sujet ne soit pas en mouvement. Difficile par exemple de prendre un animal en photo dans l’obscurité avec un résultat probant.
Zoom
Pas de zoom optique, on l’a souligné. Néanmoins, le capteur principal donne accès à un zoom numérique jusqu’en x10. Il est bon jusqu’à x4 de jour, et honnête à x10.
De nuit, le zoom est efficace jusqu’à x2, mais au-delà, perd trop en détails et la justesse colorimétrique se dégrade, avec un rendu trop jaune malgré un éclairage public blanc. Pratique pour de la prise d’informations, sans plus.
Le Galaxy Z Flip 6 améliore significativement la qualité de ses photos grâce à son nouveau capteur principal de 50 Mpx, tout en conservant les points forts de ses autres capteurs. Cependant, il reste des marges de progression, notamment en conditions de faible luminosité et pour le zoom numérique.
En vidéo, il est capable de filmer à 60 fps en Ultra HD, mais attention si vous utilisez le Flip 6 fermé, il y a un écueil. En effet, le format affiché est cropé et bloqué en Full HD à 30 fps. Aussi, pour activer l’UHD à 60 fps dans ce cas, il faut basculer manuellement sur le rapport hauteur/largeur 9:16.
La stabilisation maximale est globalement satisfaisante malgré un petit effet de déchirement lorsque le téléphone est beaucoup secoué.
Batterie : un pas de géant en autonomie !
C’est clairement le point fort de ce Galaxy Z Flip 6. Son autonomie fait un spectaculaire bond en avant. La chance a tourné grâce à sa batterie qui a été améliorée par rapport à son prédécesseur, passant de 3700 mAh pour le Flip 5 à 4000 mAh pour le Flip 6.
L’autonomie mesurée sur notre protocole Viser est de 11h50. C’est nettement mieux que le Z Flip 5 qui avait une autonomie de 9h, et que le Razr 50 Ultra — sorti cette année — qui a une autonomie de 9h30. En pratique, on parvient à dépasser la journée d’utilisation, mais sans atteindre les deux jours pleins.
Bien sûr, il est important de rappeler que l’autonomie peut varier en fonction de l’utilisation. Ainsi, sur Genshin Impact, le Z Flip 6 perd 8% de batterie en 20 minutes de jeu. Autant dire que les joueurs ne seront pas bien lotis loin d’une prise secteur.
Malgré cela, l’autonomie du Z Flip 6 est clairement son meilleur atout. Samsung a corrigé les erreurs de son prédécesseur, ce qui est un excellent point. Néanmoins, il faut remettre le Flip 6 en perspective du marché et il demeure dans le dernier quart du classement autonomie des smartphones que nous avons testés cette année. Pli et autonomie ne font pas bon ménage, à cause de batteries encore difficiles à loger, surtout dans 6,9 mm d’épaisseur.
Recharge
Comme pour l’écran lumineux à souhait, mais mal calibré, la partie batterie ne pouvait pas être parfaite. La recharge est le point noir ici. Samsung continue à nous servir du 25 Watts en charge filaire, ce qui est loin d’être rapide.
Ça permet de récupérer 50 % d’autonomie en 30 minutes et 100 % en 1h30. De son côté, le concurrent direct du Flip 6, le Motorola Razr 50 Ultra, est compatible 45 Watts et se charge à 100 % en à peine une heure.
Outre cela, le Flip 6 a une charge sans fil à 15 Watts et accepte la charge inversée pour redonner de l’autonomie à un autre appareil.
Audio : correct, sans plus
Le Galaxy Z Flip 6 dispose de deux haut-parleurs qui offrent une restitution plutôt bonne et bien équilibrée. Ils sont suffisants pour regarder des vidéos sur YouTube et même des séries. Ils manquent encore de basses, mais offrent ce que l’on peut attendre d’un smartphone haut de gamme. Comme souvent, plus on pousse le volume haut et plus l’appareil favorise les fréquences aiguës au détriment des graves.
Réseaux : prêt pour le futur
Le Galaxy Z Flip supporte la 5G et est prêt pour la 5G millimétrique (mmWave) qui offrira des débits et une vitesse supérieurs à la fibre très haut débit.
En communication, le rendu est bon du côté de l’appelé. La réduction de bruit est efficace et on tient sans problème une conversation dans une rue bruyante. Pas de compression de voix notable. Du côté de l’appelant, le retour est un poil caverneux et marqué par une certaine sibilance. Rien de rédhibitoire, mais on perd en naturel.
Prix et disponibilité
Le Z Flip 6 est disponible en noir, crème, violet et vert. Sur le site de Samsung, vous pouvez également trouver les couleurs noir carbone, blanc et pêche. Une coque Paris 2024 est offerte pour ces trois coloris. Si vous n’aimez pas le design anguleux du Flip 6, c’est un bon palliatif.
Le Z Flip 6 est disponible en précommande depuis le 10 juillet 2024. Son prix reste inchangé par rapport au Z Flip 5 :
- 1199 euros en 256 Go ;
- 1319 euros en 512 Go.
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