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Tesla vient de mettre la main sur Manz, une entreprise allemande spécialisée dans les technologies d’automatisation qui était en difficulté financière.
C’est une opération qui ne passe pas inaperçue, et pour cause : elle pourrait bien changer la donne dans la manière dont Tesla fabrique ses fameuses voitures électriques.
Manz passe sous pavillon Tesla
Manz, c’est une entreprise allemande qui a fait parler d’elle grâce à son expertise pointue dans l’automatisation. Mais voilà, l’entreprise s’est retrouvée dans le rouge, incapable de payer ses dettes, et a dû se déclarer en insolvabilité fin 2024.
Tesla, flairant une belle opportunité, a décidé de racheter une partie de ses actifs, notamment son site de Reutlingen, une ville pas loin de Stuttgart. Avec ce deal, Tesla Automation GmbH – la branche allemande de Tesla qui bosse sur les machines spécialisées – va poser ses valises là-bas et récupérer environ 300 employés de Manz au passage.
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Pour Tesla, c’est un peu comme ajouter une nouvelle arme à son arsenal. Ces 300 personnes, ce sont des experts de l’automatisation et des technologies comme le traitement au laser (pour découper ou souder avec une précision chirurgicale) ou la métrologie (la science de la mesure, hyper utile pour vérifier que tout fonctionne bien dans une usine). Bref, du savoir-faire qui va permettre à Tesla de rendre ses usines encore plus performantes. L’idée ? Produire plus vite, mieux, et à moindre coût. Mais attention, tout n’est pas encore gravé dans le marbre : l’Office fédéral des cartels, une sorte de gendarme allemand de la concurrence, doit encore donner son feu vert.
En gros, plus Tesla peut automatiser ses lignes de production, moins il dépend de la main-d’œuvre humaine (qui coûte cher et peut faire des erreurs), et plus il peut sortir des voitures en masse tout en gardant des prix compétitifs. Avec Manz dans son équipe, Tesla récupère des technologies comme le « roll-to-roll » – une méthode pour traiter des matériaux en continu, un peu comme une imprimante géante – qui pourraient booster la fabrication de batteries ou de pièces complexes.
Mais ce rachat, c’est aussi une histoire de racines. Tesla Automation GmbH n’est pas née de rien : elle vient du rachat d’une autre boîte allemande, Grohmann, en 2016. À l’époque, Elon Musk avait déjà misé sur l’ingénierie allemande pour muscler ses usines. Sauf que ça n’avait pas été sans drama : Klaus Grohmann, le fondateur, avait claqué la porte après des désaccords avec Musk sur la gestion des clients historiques. Depuis, Tesla a bien rodé son groupe d’automatisation, et l’arrivée de Manz semble être une suite logique pour renforcer cette stratégie.
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