Accident mortel en Xiaomi SU7 électrique : la marque explique pourquoi la voiture n’a pas freiné

 
La Xiaomi SU7, première voiture électrique de la marque, est au cœur d’un accident mortel survenu en Chine. La marque se veut la plus transparente possible, expliquant notamment le fonctionnement des systèmes de sécurité… et leurs limites.

La Xiaomi SU7, pourtant première expérience de la marque dans le domaine de la voiture électrique, rencontre un succès fou en Chine. Un succès qui vient d’être entaché cette nuit par un dramatique accident mortel.

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Face à cet évènement, Xiaomi se veut le plus transparent possible et a déjà publié un article sur Weibo, afin de communiquer sur différents points soulevés par ce drame. On y trouve, notamment, des détails sur le fonctionnement du freinage automatique d’urgence.

Des conditions d’activation très précises

Rappelons les conditions de l’accident : une Xiaomi SU7 « standard » a pris feu après avoir heurté un poteau en béton sur une portion d’autoroute en travaux, coûtant la vie aux trois passagères.

La voiture roulait avec le système NOA activé (l’équivalent de l’Autopilot de Tesla, un système de conduite semi-autonome où le conducteur reste maître du véhicule). D’après Xiaomi, la voiture a émis un avertissement « attention à l’obstacle » à l’approche de la zone de travaux, puis la conductrice a repris le contrôle en freinant légèrement, mais ne réussissant pas à éviter l’impact.

Xiaomi SU7 // Source : Xiaomi

Dans l’article Weibo en question, Xiaomi détaille le fonctionnement de ses systèmes d’assistance à la conduite : « La version standard de la Xiaomi SU7 est dotée de fonctions d’aide à la prévention des collisions avant, dont deux sous-fonctions : l’avertissement de collision (FCW) et le freinage d’urgence automatique (AEB). Les cibles sont les véhicules, les piétons et les deux-roues. La fonction AEB fonctionne à une vitesse comprise entre 8 et 135 km/h ».

Avant de préciser : « Cette fonction est similaire à la fonction AEB de la même configuration dans l’industrie. Actuellement, elle ne réagit pas aux obstacles tels que les cônes, les mares d’eau, les pierres et les animaux ». On comprend donc mieux pourquoi la voiture n’a pas freiné.

Une configuration standard

Notons que les autres versions de la SU7 (Pro, Max et Ultra) disposent d’une technologie plus évoluée dans le domaine des aides à la conduite.

Elles incluent notamment un LiDAR, une seconde puce Nvidia Drive Orin, et une puissance de calcul passant de 85 à 508 TOPS (Tera Operation Per Second), permettant de débloquer une conduite autonome plus évoluée.

Ce système aurait-il pu éviter l’accident ? Difficile à dire, le système AEB restant identique – d’autant plus que, dans le cas de l’accident, la conductrice a repris la main, mettant fin à l’assistance de la voiture.

Rappelons également la récente polémique du test du « faux mur », où un Tesla Model Y sous Autopilot n’avait pas réussi à détecter un mur où une route était peinte en trompe-l’œil – une expérience controversée.

Bref, une situation dramatique, et un excellent moyen de rappeler l’importance d’être maître de son véhicule en toute circonstance, même lorsqu’un système d’assistance est activé.


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