
Coyote officialise ce qu’il appelle « la nouvelle appli Coyote », disponible depuis le 31 mars sur Android et iOS. Cette mise à jour majeure de l’application existante est essentiellement une refonte, destinée à uniformiser l’interface avec celle du Coyote Max, le boitier lancé en novembre dernier.
16 ans après le lancement de iCoyote et après plusieurs années sans évolution majeure, l’appli Coyote renforce à son tour la spécificité du service : ses alertes « immanquables ».

À vrai dire, c’est l’application mobile qui avait inauguré courant 2024 la nouvelle expérience sonore « alertante sans être irritante ». Autrefois signalées par de simples bips, les alertes bénéficient depuis de sons (de cloches ?) plus mélodieux.
Cette version 12 apporte donc surtout aux smartphones l’expérience visuelle qui aura été brièvement réservée au Coyote Max. (Coyote n’a pas prévu en revanche de la porter sur les précédents boitiers).
Alertes « immanquables » et progressives
Depuis plusieurs années, l’interface de l’application mobile était certes claire et fonctionnelle, mais elle était plate (le flat design était la tendance dans les années 2010) et monotone. La refonte apporte donc une modernisation bienvenue des codes esthétiques de l’application, mais elle apporte également des changements (un peu) plus profonds.

Comme nous l’avons vu avec le Coyote Max, la partie affichant la vitesse, la limitation en vigueur et le nombre et la proximité des « éclaireurs » a légèrement été revue pour plus de clarté.
Mais la nouveauté principale de la nouvelle interface, c’est surtout la refonte des alertes. Désormais, elles sont davantage différenciées et hiérarchisées, avec un dégradé de couleurs du plus froid au plus chaud, et le triangle réservé aux contrôles (vitesse, voie réservée, feu rouge).
Coyote rétablit aussi et surtout une progressivité pendant les alertes : si on approche d’un radar en survitesse, la coloration rouge, le flash de l’écran et les sons s’intensifient désormais jusqu’aux trois quarts de la « zone », là où se trouve le « contrôle ».
Ainsi il est devenu quasi impossible de se faire flasher par inattention, même lorsqu’un événement extérieur ou une discussion détourne en partie notre attention de notre allure au cours des 500, 2000 ou 4000 mètres d’une zone (respectivement en ville, sur route et sur autoroute).
On rappelle en effet que, depuis un projet d’interdiction par le Ministère de l’intérieur en 2011, les avertisseurs de radar ne sont plus censés signaler l’emplacement exact des radars, mais des « zones de danger ». En pratique, chez Coyote le contrôle se trouve toujours aux trois quarts d’une zone.
Sur ce point, la nouvelle interface n’affiche plus notre progression dans la zone entière, mais une vue aérienne schématique. Inconvénient : il y a un temps d’adaptation, quand le fonctionnement du service est devenu instinctif après jusqu’à 20 ans d’utilisation. Avantage : l’interface peut enfin afficher parallèlement deux zones qui se chevauchent, sans qu’il faille taper sur l’écran pour basculer d’une alerte à l’autre, comme c’était le cas jusqu’alors.
Interface réorganisée
La nouvelle appli Coyote apporte quelques autres améliorations, dont certaines qui nous avaient échappé sur le Coyote Max.
Notamment, dorénavant, les bouchons sont automatiquement détectés en fonction de l’allure des éclaireurs. Jusqu’alors ils étaient signalés et confirmés manuellement par la communauté. Le problème était qu’un bouchon n’est pas un événement ponctuel, leur longueur et leur localisation varie. Les alertes travaux, route glissante, visibilité réduite ou chaussée dégradée sont toujours considérées comme des alertes ponctuelles, nous supposons dans une volonté de simplicité, qui se défend.
Sur l’écran permettant d’effectuer un signalement, duquel les bouchons ont donc disparu, les alertes sont désormais classées par fréquence de déclaration, les plus utiles apparaissent donc en premier.
L’application hérite également du nouveau paramétrage des alertes. Il devait initialement simplifier les réglages, en ne proposant plus que deux degrés d’alerte pour chaque catégorie d’alerte : affichage seul ou bien affichage et son.
Mais face à nos critiques et probablement à celles des utilisateurs, Coyote nous a annoncé qu’il rétablirait au 2e trimestre 2025 la possibilité de désactiver les annonces vocales (exemple : « Contrôle permanent, vitesse limitée à 130 »). Si l’entreprise tient sa promesse, on retrouvera finalement la même finesse de réglages, simplement avec une logique différente.
Une appli tout-en-un avec navigation GPS
Contrairement aux boitiers Coyote qui sont des « solutions d’aide à la conduite » monofonction, l’appli Coyote intègre depuis longtemps une fonction de navigation GPS. La nouvelle application propose donc toujours un mode carte, semblable à Waze, Google Maps ou Apple Plans, ou bien un mode expert, centré sur la fonction historique d’avertisseur. Mais les deux fonctions sont davantage intégrées qu’autrefois, c’est-à-dire que les alertes sont davantage visibles en mode carte et que la navigation est davantage visible en mode expert.
Les adeptes du mode expert qui n’utilisent pas les fonctions de guidage regretteront certainement le champ de recherche envahissant, qui occupe en permanence le bas de l’écran. Au contraire, ceux qui utilisent les deux modes regretteront qu’on ne puisse plus basculer d’un mode à l’autre d’un simple glissement sur l’écran. Il faut désormais taper sur l’écran puis sur un bouton qui apparait, ce qui détourne davantage l’attention de la route. Espérons que Coyote se ravisera également sur ce point.
La navigation GPS est toujours basée sur les cartes et sur les algorithmes de guidage de HERE, pionnier du secteur avec TomTom, désormais propriété d’un consortium comprenant Audi, BMW, Daimler (Mercedes), Continental (équipementier automobile) ou encore Intel.
L’hégémonie de Waze et de Google Maps (tous deux propriétés de Google) en font vraisemblablement les solutions les plus fiables et efficaces dans les zones les plus embouteillées. Nous ne sommes pas en capacité de porter un jugement ou d’effectuer un classement des différentes solutions de navigation, seule une étude le pourrait. Mais nous pouvons témoigner que la technologie Here ne nous a jamais fait regretter Waze, Google Maps ou Apple Plans lorsque nous l’avons utilisée en BMW, en Mercedes ou dans l’appli Coyote.
Pour aller plus loin
Info trafic : les applications pour suivre la circulation en direct
Une appli pouvant cohabiter avec Waze
Avec sa nouvelle appli, Coyote se pose encore plus comme alternative et comme concurrent de Waze, qui fournit aussi des fonctions d’avertisseur communautaire. Dans notre test du Coyote Max, nous estimions que le service Coyote était meilleur sur ce point, par ses alertes sonores et visuelles immanquables, contrairement à celles de Waze. Notre avis n’a pas changé après une semaine de test de la nouvelle appli Coyote.
Cela dit, alors que le Coyote Max monofonction est le complément idéal pour ceux qui utilisent le GPS intégré à leur voiture, ne serait-ce que par ce qu’il peut rester installé et démarrer automatiquement en même temps que la voiture, l’appli Coyote est meilleure pour tous ceux dont le smartphone remplit davantage de fonctions d’info-divertissement dans la voiture.
Pour commencer, lorsque le téléphone est connecté à la sonorisation de la voiture, que ce soit en Bluetooth ou autrement, c’est dans cette configuration que les alertes Coyote, une éventuelle application tierce de navigation routière et une application de lecture de musique ou de podcasts cohabitent le mieux, l’une mettant l’autre en sourdine.
Surtout, les alertes Coyote peuvent compléter le guidage et l’information trafic d’une autre application de navigation.
Sur Android, Coyote utilise la fonction de superposition sur d’autres applis, qui permet d’incruster une version miniaturisée du mode expert sur Waze, Google Maps ou toute autre application. En désactivant sur Waze le compteur et les alertes redondants, par exemple, on peut ainsi profiter du meilleur des deux services sur un seul écran. Il faut seulement trouver où incruster Coyote pour qu’il ne gêne pas l’application en dessous.
Sur iPhone, certaines applications comme iPulse détournent la fonction picture in picture pour incruster une fenêtre comme on le ferait avec une vidéo, mais on n’a pas d’autre choix que les quatre coins de l’écran, et Coyote n’a pas recours à ce bricolage.
Toutefois, dans les voitures équipées de CarPlay (ou d’Android Auto), on peut afficher le mode expert de Coyote sur l’écran du téléphone et Waze, Google Maps, Apple Plans ou n’importe quelle autre application compatible CarPlay sur l’écran de la voiture. Ou inversement, l’application Coyote restant compatible CarPlay et Android Auto (en option).
Dans tous les cas, l’appli Coyote est le moyen le plus économique d’accéder au service Coyote, tout en offrant, avec la majorité des smartphones, un meilleur écran (plus grand, plus lumineux…) et une meilleure réactivité. À moins d’utiliser un smartphone dédié, les boitiers Coyote apportent essentiellement le luxe d’une intégration quasi native aux voitures.
Prix et disponibilité
La nouvelle appli Coyote est disponible depuis le 31 mars 2025 sur l’App Store et sur le Play Store. À l’issue d’un essai gratuit de 7 jours, le service est payant. La formule Classic est facturée 10 euros par mois ou 110 euros pour 1 an. La formule Premium, qui comprend Apple CarPlay et Android Auto, coûte 15 euros par mois ou 150 euros pour 1 an. Contrairement aux formules pour les boitiers, les abonnements mensuels pour l’application sont sans engagement d’1 an.
Jusqu’à présent, Coyote a régulièrement proposé une promotion sur la formule Premium pour 70 euros pour 1 an, soit 5,75 euros par mois. On peut espérer qu’il continuera, sans pouvoir prédire quand.
Les abonnés aux formules pour boitiers pouvaient autrefois utiliser sans surcoût l’application mobile, y compris avec CarPlay et Android Auto. Depuis quelques temps, Coyote facture ce service 5 euros par mois.
Donc même en évitant l’achat d’un Coyote Mini à 180 euros ou d’un Coyote Max à 300 euros, l’appli Coyote reste chère. Face à la gratuité de Waze, Coyote vante sa conception en France, l’absence de publicité et l’engagement de sa communauté. À ce titre, Coyote revendique 5 millions d’abonnés, dont 1 million en Belgique, environ 100 000 en Espagne et environ 100 000 en Italie, soit plus de 3 millions en France, selon son directeur marketing Stéphane Curtelin.
Et selon une étude qu’elle a commandée à CSA (pas encore publiée), 91 % des utilisateurs de Coyote disent déclarer et confirmer des alertes, contre 22 % des utilisateurs de Waze et Google Maps. 87 % des utilisateurs de Coyote estiment être moins verbalisés qu’avant, contre 55 % des utilisateurs de Waze et Google Maps. En somme, chacun estimera s’il peut éviter des verbalisations avec l’un ou l’autre service, et donc si Coyote est rentable.
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