
Mise à jour du 28 mars 2025 : rétropédalage du côté de Chery, qui dément la déclaration du ministère de l’Industrie turc. Reuters rapporte une citation de la marque : « Chery n’a pas l’intention de construire une usine en Turquie. Nous recherchons des partenariats avec une tierce partie pour développer nos activités en Turquie. ». Le projet d’usine en question proviendrait donc au final d’un partenaire de Chery.
Article original du 27 mars 2025 : Le marché interne ne leur suffit plus : les marques de voitures électriques chinoises n’ont d’yeux que pour l’Europe. Et si leurs résultats sont encore timides et majoritairement poussés par les hybrides, les géants du secteur multiplient les annonces.
Ainsi, après BYD, c’est au tour de Chery de vouloir s’implanter en Turquie. Bloomberg relaie ainsi les dires du ministère de l’Industrie turque, avec des chiffres qui donnent le tournis.
Une deuxième usine
Chery serait prêt à investir un milliard de dollars pour une usine flambant neuve à Samsun, au nord du pays, accompagnée d’un centre de recherche et développement. De quoi promettre la création de 5 000 emplois et un objectif de production annuel de 200 000 voitures électriques à terme.

Notons que Chery est déjà distribué dans plusieurs pays d’Europe avec ses marques Omoda et Jaecoo, et qu’elle possède déjà une usine en Espagne, opérationnelle depuis fin 2024.
Cette usine turque pourrait permettre une expansion bien plus large ; si Chery se refuse à tout commentaire sur cette usine, y compris sur les marques et modèles qui y seront fabriqués, on ne peut que saliver devant les Luxeed, une marque crée en partenariat avec Huawei, ou l’étonnante iCar 03T.
La Turquie, un véritable hub
Chose étonnante, BYD a déjà jeté son dévolu sur la Turquie pour sa prochaine usine, après celle en Hongrie, opérationnelle fin 2025.

L’arrivée de Chery sur le territoire turque ne fait que confirmer l’atout géopolitique du pays : d’un côté, une main d’œuvre meilleur marché qu’en Europe ; de l’autre, un accord commercial avec l’UE pour éviter les surtaxes douanières imposées aux voitures électriques produites en Chine. Chery écope ainsi depuis la Chine de 20,8 % de frais de douane, à ajouter aux 10 % déjà existants.
N’oublions pas non plus un marché intérieur intéressant. Toujours d’après Bloomberg, les voitures électriques ont compté pour 11 % des 1,7 million de voitures neuves immatriculées en 2024, et devraient atteindre 30 % de parts de marché en 2032.
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